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notes, master innovation by design

Less is more

pendant cours Pierre Damien Huyghe

Après la photographie et le livre, focus sur le téléphone
En 20 ans le téléphone a fondamentalement changé d’allure , c’est devenu un truc. Il n’est que accessoirement un téléphone, c’est plutôt un terminal mobile

Cela se traduit par un aplatissement la fin de la différenciation terminal/micro. Dès le début  ce que nous appelons un tél&phone est un terminal mobile
La portabilité incluait une rupture avec l’insertion d’une carte mémoire qui modifiait radicalement la donne. Il a toujours été un objet moral c’est à dire formateur de moeurs.
téléphone – télos (grec) simultanément entre ici et là bas, je suis étendue là où je ne suis pas.
je suis proche des mes proches alors que je ne suis pas proche d’eux. Je peux entretenir une relation de proximité à distance. Le téléphone mobile créé un palier supplémentaire puisque je suis avec mes proches tout le temps. en même temps celui qui est à côté de moi devient secondaire par rapport au proche qui appelle.
Le téléphone implique toute une série de compétences qu’étaient avant séparées. La mémoire qui fait marcher ce truc de façon mobile est tout autre chose qu’un téléphone.

Il y a donc en une rupture technique dont on ne sait pas la portée, mais nous commençons à nous rendre compte que les téléphones portables devenus terminaux mobiles sont bien plus puissant qu’ils en ont l’air. Le design a de fait modifié la forme pour mettre en valeur la puissance réelle de cette appareil (comme pour la photographie ou l’ordinateur)

la centralisation ou décentralisation de stockage de l’information va probablement modifier considérablement la fonction ou la création de certains objets.
C’est le travail de l’ingénieur qui trouve les possibilités techniques par exemple mais sans pour autant se représenter ce qu’il est en train de se faire.
le designer n’est pas un inventeur c’est un découvreur qui a besoin d’une invention pour travailler
c’est un travail collaboratif
L’une des grandes voies du design, c’est comment avérer un secret, comment authentifier la puissance contenue
l’apparence différent de paraître (Appa-être)
Le design va travaille sur la parution plutôt que sur l’apparence. La découverte doit faire passer de l’apparence à la parution.

La responsabilité du design c’est de nous affranchir à la nature des inventions, de permettre la parution .
sa tache c’est d’affranchir les inventions à notre intention, pour nous
Cela se marche dans un travail  de formation du paraître des choses, et ce n’est pas du tout pareil que de trouver des apparences aux choses.

Hypothèses sur le caractère pluriel des techniques.
Ayant lu Platon, Aristote, surtout Aristoste, nous sommes avertis depuis longtemps, capable de penser depuis longtemps, que l’animal technicien est un animal qui est tel parce que il y a de l’avenir. Ils ont un représentation du temps qui vient. Ils connaissent les comportements de l’animal domestique. L’avenir c’est lorsque le temps qui vient peut ne pas être comme le temps passé, il peut sortir du mémorisé, il peut être autre que ce que on a déjà vécu. Et il est représenté comme tel d’avance. Nous sommes des êtres qui représentons comme possible le temps qui vient.
Nous ne sommes pas voué nécessairement à vivre demain comme aujourd’hui et hier, il n’y a pas de nécessité pour nous.
Ce que nous avons  être rien ne nous dis d’avance ce que cela doit être, nous sommes ouvert, il y a de l’avenir pour nous. Cette conscience de l’avenir, son concept c’ets le possible.
le possible c’est que ce qui n’a pas de nécessité.

Définir l’utile. Etre utile, c’est ce qui n’est pas nécessaire. Nous ne vivons humain que entouré d’utilité. Rien n’est nécessaire. Nous ne pouvons  vivre qu’avec.
Nous vivons comme nécessaire un certain nombre de choses à une époque donnée.
Une nécessité relative à une époque donnée. Nous n’apportons pas des solutions nécessaires mais nous sommes dans l’utilité.
Nous sommes ouverts radicalement à quelque chose de possible.
la technique c’est cela.
Techne , le noyau sémantique stable c’est le technicien est celui qui va chercher une possibilité, il se la représente d’avance, un possible. Il va réaliser un possible.
Réaliser, res qui veut dire chose. Il va d’un possible faire quelque chose.
Au fond de la démarche technique il y a le possible.  Et en rappel à hier vous ne pouvez pas penser possible au singulier.
Pourquoi quand on va passer de l’idée de quelque chose à la réalité de quelque chose, pourquoi la réalisation elle même serait impliquée dans la réalité.

Il n’y a pas de mode de production nécessaire pas plus qu’il n’y a de milieu de vie nécessaire. Nous pouvons toujours faire diverger le mode de production.
Nous sommes en crise aujourd’hui parce que nous sommes incapable de penser la divergence d mode de production, à penser d’autres, et donc le possible de l’industrie.

La notion d’appareil, qu’est ce que c’est que un appareil.
La référence majeure est l’appareil photographique. Il est un appareil en ce ci que il articule divers  « trucs » techniques, des instruments.
Articulation d’un dispositif mécanique, chimique et optique. Chacun de ces dispositifs est réglables.
Dans l’absolu il n’ y a pas d’ordre pour rentrer dans les réglages. Les réglages sont relatifs les uns aux autres. Cette réalité de l’appareil photographique ouvre à chaque situation une infinité de solutions possibles.
C’est un appareil en ce sens que ce qu’il produit n’est pas fixé d’avance dans la nature même, c’est un objet ouvert aux possibles, et donc au possible, par sa nature même.
Avoir rapport à un appareil c’est se mettre dans une position problématique.
Je vais pratiquer, je vais devoir me poser des questions. L’appareil ouvre à une pratique, c’est à dire ç un usage problématique.
On peut très bien économiser le problème de l’usage. Et si on fait une économie de l’usage comme problème, alors in va réduire les marges d’ouverture de l’appareil et on va l’automatiser. Et cela devient un dispositif. Le progrès est paradoxal car il ferme le possible. C’est pré réglé il n’y a plus qu’à déclencher et l’appareil est ramené à un instrument.
L’instrument est un dispositif technique dont l’usage est à sens unique.
Il y a une économie de l’appareil qui est souvent pensé comme un progrès technique alors que en réalité c’est ramener vers l’instrument.
Avec un appareil on travaille alors qu’avec un instrument on l’emploie.
(le rapport entre le travail et l’accouchement). je suis employée quand je ne peux pas faire autre chose que ce qui m’est demandé.

Ramener l’appareil à une situation d’emploi, cela passe souvent pour un progrès alors que ce la ferme le possible.

En réalité lorsque nous avons à faire à des instruments, nous sommes inscrits nous autres dans le registre des comportements, avec un appareil nous sommes conviés à nous conduire, à définir une conduite.
Les appareils ouvrent, pour nous autres, des possibilités de conduite. Idée d’orientation qui repose sur une décision.
Le comportement induit de conduire des actes qui ne reposent sur aucune demande.

Je suis pour que les objets soient problématiques.

Est ce que nous soutenons l’idée que nous devons nous faciliter les tâches en toutes circonstances ou ne rien nous demander.
La notion de rapport de conduite technique, il n’y a pas de mode de production nécessaire. Ex. je peux faire les photographies comme cela

La réparation, est ce que la panne est possible.
Si vous répondez « oui » alors cela devient une possibilité de l’objet.
Il y a des dispositifs techniques qui ne peuvent pas tomber en panne, comme les centrales nucléaires. Mais la panne, la réparabilité de l’objet, permet d’autres possibles.
Je plaide pour des objets hospitaliers, hospitalisables… tout ce qui permettrait à ces objets de s’entretenir dans la santé. Si on est dans une logique d’appareil, alors oui, si on est dans la logique de l’instrument alors non.
Je te veux,  je t’ai, je t’utilise, je te jette …
Se demander quelque chose, c’est se poser des soucis… faire quelque chose avec un appareil qui n’avait encore jamais été fait.

Livres de Pierre-Damien Huyghe
Faire place.
Art et industrie. Philosophie du Bauhaus
Modernes sans modernité : Eloge des mondes sans style

Commencer à deux : Propos sur l’architecture comme méthode
L’architecte est capable de montrer d’avance ce qui n’est pas encore fait. ce livre est une critique du fait que l’objet est pré décrit, pré construit.

Eloge de l’aspect : Eléments d’analyse critique et paradoxale de l’industrie comme divertissement
Mettre en place un concept de spéculation

Comment pouvons nous faire, nous organiser pour nous proposer à nous même plutôt des appareils que des instruments, plutôt des problèmes que des facilités.
Recherche de « cas » qui indiqueraient qu’une réponse positive à ces questions est possible.
Le cas de référence c’est le Bauhaus et en particulier la présence de Paul Klee au Bauhaus et ce que il disait, il pensait, il faisait.
Conférence de Paul Klee en 1923 (ou 1924), à la fin de la conférence il dit « remonter du modèle à la matrice » . Il y a un enjeu pour nous.
remonter : c’est comme si il disait c’est la matrice qui est première. Ce vers il faut remonter, la source des sources, ce n’est pas la modélisation, ce n’est pas de l’ordre de l’idée…
Je pense que l’appareil photo est une matrice.
le photographe est celui qui a le respect de la capacité matricielle de son appareil.
Comment peut on penser le processus de production, ou mieux le processus de création en pensant que la création ne dépend pas de modèle ou de projet mais de matrice.
La conséquence de cela serait la chose suivante : « je ne suis pas en train de dessiner quelque chose, je suis en train de dessiner ». Le peintre est celui qui est capable d’aventurer un geste comme gestation et non pas comme gestation d’une idée.
Un tableau cela vient à être, cela connaît une croissance, et la métaphore est celle de l’arbre… une peinture vient à être comme vient un arbre dans toutes les directions en même temps.
Cette proposition là, d’un mode du venir à l’être, d’une façon de faire, de penser cela comme une croissance,

Est ce que on peut penser et pratiquer le fait de faire, l’entreprendre, de cette manière ou bien modéliser et concrétiser le modèle (à partir d’une représentation on va organiser étape par étape).
entre l’arbre et la chaîne
chez Paul Klee, faire un tableau est accepter quelque chose que on n’avait pas prévu.

Le design doit forcément quelque chose à Paul Klee, comme Paul Klee est resté au Bauhaus tout le temps et le design doit quelque chose au Bauhaus.
Le design, cherche à faire croître l’industrie au sens où il prend en compte les matrices de productions et vient troubler, apporter, à la tendance linéaire quelque chose qui au fond l’enrichit, la fait croître mais en même temps la perturbe dans son bon déroulement.

La matrice c’est partout où il y a de la gestation. Le grand tort de l’industrie est d’avoir retirer la gestation, le geste.
Qu’est ce que avoir une idée en quelque chose ? (deleuze) … au fond une idée qui s’insère dans le monde

organigramme du Bauhaus

Le centre de l’organigramme du Bauhaus, le centre est la fin de l’opération, la construction.
On part de l’extérieur vers l’intérieur.
Au sein de … il y a la dimension de la matrice, du sein du foyer. C’est un registre métaphorique qui est exclut actuellement des entreprises.

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