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notes, master innovation by design

Less is more

par Pierre Musso

Tout se joue sur les facteurs humains
le design n’a d’intérêt que sur la rencontre avec des personnes différentes
arriver à créer des collectifs interdisciplinaires et qu’ils parlent ensemble

le design, l’art, l’ingénierie,  management des projets

une capacité à avoir de projets et des concepts. Si il n’y a pas de vision, ni de méthode, ni de concept , alors il n’y a rien. Il y a un travail de fond avec des visions de long terme.

Le collectif interdisciplinaire et la vision long terme.
A la limite quel est le rêve ?
Plus les équipes sont décentralisées.
La question de l’innovation liées à la technique, et la question de l’imaginaire. L’hypothèse est que l’imaginaire est al matière première de la société aujourd’hui (économie de l’immatériel, de la connaissance)… la capacité à produire, la force productrice est le cerveau.

Pourquoi ?
90% des activités est du service
l’investissement initial coûte très cher et ensuite le coût de production tend vers zéro (le coût n’augmente pas avec la quantité).
C’est un peu comme l ‘économie d’Hollywood , on investit beaucoup et ensuit ele coût de reproduction, de la copie est très faible. Cela change tout car c’est en amont, l’investissement dan sla connaissance, dans l’innovation … qui est le facteur clé.

1. définir la technique et aborder la techno imaginaire
donner du sens et ensuite un usage.
la technique il ne faut surtout pas la percevoir comme un objet fonctionnel. Dans chaque objet, dans un feutre par exemple, il y a toute la cristallisation de la culture d’une société.
2. l’innovation
3. l’imaginaire
4. exemples de l’internet et des innovations techniques

Introduction
Depuis la moitié du 20 ,a vec l’invention de l’ordinateur et depuis l’iphone, il est intervenu une rupture technique très importante équivalente à celle qu’avait porduti la révolution industrielle avec l’invention de la machine à vapeur qu ia permis le moteur, … jsuqu’à l’électricité.

Au 19ième ;
L’industrialisme, et on s’est posé la question de comment faire pour intégrer cette industrialisation à la société et donc l’utopie c’est celle de faire travailler ensemble la science, l’industrie et le monde de la création.
Cela a produit le fordisme, et cela a produit Hollywood, l’industrialisation de l’audiovisuelle. et Puis cela a produit un beau produit éphémère l ‘école du Bauhaus,
On a cherché dans le processus d’industrialisation, à faire converger la science et l’art

les premiers grands centres de recherche ont été créés à la fin du 19ème , début du 20ème, dont la référence était les Bells Labs. la cité scientifique des Bells Labs.

De la même manière on a inventé le management. Tout est organisé par rapport à la production. Alors que aujourd’hui , les deux points clés de l’entreprise c’est l’innovation et le second élément clé est la consommation, c’est à dire la conception et le client

le Bauhaus, donner le beau à tout le monde
Google , donne l’information à tout le monde

L’indsutrialisation pose la question : on peut reproduire à l’infini ce sur quoi il y a eu un investissement très fort. L’art a préfiguré cela.

Aujourd’hui avec l’informatisation, ou la téléinformatisation, on a un nouveau mode d’organisation de la société qui se développe.  Se développe par exemple, un néo management très bien étudié pa r le nouvel esprot du capitalisme (Boltanski et Chiapello), l’entreprise contemporaine est décentralisée, Intégrer la dimension artistique dans l’innovation et le management . Intégrer la critique, les émotions, les passions.
Dans l’industrailisation, on a su trè sbien développé des modèles rationnels, dans le modèle contemporains, le défi est d’intégrer le côté sensible, le modèle perceptif, les représentations, les imaginaires.
Entrer vers le produit et le service pas simplement par  la dimension technique mais par sa perception. Capacité à créer tout un univers imaginaire, en bassant tout sur l’intuition, le geste intuitif, le toucher, toute la relation perceptible à l’objet.
Il en découle 4 types d’organisation de l’innovation dans l’entreprise :

1ère génération.
fin 19ème, création des premiers centres de recherche et dév. dans les grandes entreprise, sur le modèle lancé par Edison en 1876 pour imaginer et organiser les dev. technologiques qui tiraient l’industrialisation.
lier la r&d avec la technique.

il faut du temps pour passer de l’invention à un modèle technique, de l’ampoule au système technique.
depuis Microsoft (fin 70) jusqu’à aujourd’hui, on a vu toute l’évolution, on voit se dessiner ce que va être le système technique de l’ordinateur.
Est ce qu’internet est déjà un système technique ? banalisé comme est l’électricité.

2nde génération
mise en oeuvre, après la seconde guerre mondiale, d’une organisation en mode projets, orientés par les besoins des unités d’affaires, pour gagner en efficacité commerciale.
liée la r&d au marché, il faut trouver des clients, la question devient comment lier r&d et marketing

3ème génération
introduction des méthodes de planification stratégique, de gestion de portefeuilles de projets, et du marketing pour traiter à des projets à risques porteurs de ruptures et d’avantages concurrentiels (techno push) et les demandes à court terme d’améliorations des produits, issuses des études clients des services marketing (market pull)
intégrer le market pull et techno push

4ème génération
processus itératif de création et de gestion des connaissances combinant approches marketing et technologiques introduisant le client au coeur du processus d’innovation et en investissant beaucoup plus de ressources dans la phase amont.
holistique, un schéma en boucle
on a intégrer la r&d, le marketing, l’expérience de l’utilisateur, et surtout a fait le pilotage de l’innovation en associant l’utilisateur mais de manière itérative.

La problématique générale :
Intégration des imaginaires dans le processus de 4ème génération, développement et anticipation,
le design , l’ergonomie, la sociologie, la science des ingénieurs… l’innovation devient un term générique pour dire tout cela, intégrer toutes les disciplines dans le processus.
Entrer par la question de imaginaires par ce que prenons imaginaires dans un sens simple , les représentations que l’on a de ce que on va faire.
Les imaginaires in-forment la stratégie des innovateurs, des décideurs et des usagers.
On ne comprend le monde que par la médiation du langage, des signes, des représentations.
Donc la question de l’innovation peut être abordée aujourd’hui aussi par les questions des représentations.

Il y a en amont de tout objet technique, il y a des intuitions, des croyances, des imaginaires.

Il y a toujours un imaginaire qui amène à une vision.
Toutes ces fictions, intuitions, visions, … c’est e amont de l’usage.
En amont, le sens social, culturel, psychologique que va prendre cet objet .
le prix, l’usage et surtout ce que Baudrillard appelait la valeur signe, l’inscription dans un univers de sens.

Le téléphone mobile et les objets techniques sont sémiophores, producteur de signes,
On se différencie de moins en moins par l’habillement, la voiture mais par les objets techniques.

Il y a trois raisons majeures pour intégrer l’imaginaire dans l’innovation.
1)tout objet technique est de la culture et de l’imaginaire cristallisé. Ce qu’ on peut nommer avec ‘anthropologue Georges Balandier, la techno imaginaire : la technique est fonction et fiction . quelle est la vision du monde qui sous tend cet objet ?
2)les technologies contemporaines sont de plus en plus des technologies de l’esprit et de l’imaginaire, comme les nommait Michel Foucault. 12 ans de sa vie devant la télé, la télé c’est purement de l’imaginaire, un système de représentation de la société. les jeux videos aussi… le web, les univers virtuels, les mondes en 3D c’est de la maniement de l’imaginaire
3)Comme la souligné Paul Ricoeur, toute activité du moment les usages et les stratégies des acteurs transitent par les imaginaires et le langage.  l’homme symbolise comme il respire comme le résume Paul Legendre.
sensation de l’infini et in fine je me sers que de 10. j’ai ouvert le champ des possibles et en même tempos l’utilisateur se sent maître.

La technique :
est ce un instrument, un outil, utile, efficace, voire « neutre » ?
la technologie n’est pas neutre. Si vous prenez un fusil il y a un usage pré déterminé.
Il y a toujours une potentialité d’usages.
quand on est dans des architectures techniques, dans un système d’information, il y a des architectures très contraignantes. et donc il y a un certain nombre de choix qui font que il n’y a pas de neutralité.
Jacques Ellul a dénoncé cette illusion de neutralité, mais c’est même l’inverse, il y a des processus quasi irréversible. Le processus technologique sont des choix mais ils sont irréversibles, on aurait pu
il n’y a pas de progrès linéaire, chaque fois ce sont des bifurcation.

La technique augmente la capacité d’action. c’est un accroissement d’être
L’autre aspect, les technique, aide à construire un autre monde. la technique invente un autre monde.
La technique est une ruse.
la technê, le remède et le poison.
idée de poison/remède et de compléter la nature et de la détourner et de créer une seconde nature.

Aujourd’hui coexiste, s’entrelace deux mondes, un monde numérique et un monde physique.
On est en train d’inventer un monde
Il y a accumulation d’inventions et d’innovation technologiques. et intensification de l’innovation.
Avant on avait des siècles pour intégrer une technologie, maintenant une innovation chasse l’autre.

la technique
c’est à la fois une fonction sociale et un objet utile, c’est à la fois fonctionnel et fictionnel.
Cela renvoie à de la culture.

Un téléphone fixe, c’est dans un espace privé et c’est l’espace public qui vient dans l’espace privé, de l’intimité
Le téléphone mobile c’est exactement l’inverse, c’est l’espace privé dans l’espace public.
Chaque fois il y a une vision du monde derrière un objet.
Gilbert Simondon dit que la technique amène une réligiosité. Technicité et religiosité forment un couple.
Georges Balandier ne parle plus de technique, il parle de techno imaginaire, il y a les deux, la fonction et la fiction. Et on balance entre le techno messianique le catastrophisme.
Cette ambivalence est le fonctionnement même de l’imaginaire.

Dans l’espace des possibles, c’est très intéressant de travailler avec les imaginaires.
Le travail sur l’imaginaire est extrêmement productif.
L’espace des possibles et l’espace inverse, l’espace des contrôles.
L’imaginaire c’est ce qui fait agir.

Thierry Gaudin : les objets sont l’incarnation des rêves.

On ne peut pas dissocier la technique de la la culture. L’objet technique/culturel
Il n’y a pas de progrès linéaire.
Serge Tisseron décrype 4 rapports à l’objets :
. la fonction utilitaire
. le signe culturel, son identité (l’identité de chacun se ramène à sa connectivité à travers le web et le mobile on donne son adresse email et tel. mobile)
. l’appartenance
. le rapport à soi même. tout ce que j’ai enregistré

le mobile a cette capacité d’enregistrement, c’est le rapport à soi même, la mémoire, le souvenir, l’émotion.

Les techniques sont très diversifiées. selon Michel Foucault.
les technique de production
les techniques de systèmes de signes, maniement des signes, des sens et des symboles.
les techniques de pouvoir, conduire les individus et les soumettre à ds fins
les techniques de soi, effectuer des opérations sur le corps ou les pensées.

3 questions simples :
A quoi cela sert ? Usages
Combien cela coûte ? Prix
Pourquoi ? Sens

Valeur d’usage. K. Marx
Valeur d’échange . K. Marx
Valeur Signe. J. Baudrillard
l’objet qui ne sert à rien, le gadget n’a que du signe.  Il n’y a plus de fonctionnalité du tout, la valeur fractale, la valeur qui n’a plus de référent.

Les TICs, c’est pas toujours très simple.
Pour beaucoup de gens, la technique cela fait peur. La technique c’est plutôt froid et compliqué, don rapport à la technique dans le rejet ou la mise à distance.
En France la télé est une vieillerie. or il y a encore des gens qui ne veulent pas la TV. Il faut voir pourquoi car de ces non usages il y a des informations à tirer.

D’autre part, les usages sont très diversifiés.
Parti du postulat presque inverse, de l’indifférentation.

Fictions et typologies des utilisateurs
le client fictif
les caractérologies redondantes :
ludiques/fanas : jeux, détournements
utilitariens/productivistes : efficacité
phobiques/technophobes : les résistants

Et il y a 4 logiques d’usages :
usage conforme à l’innovation
le rejet pur et simplement
le braconnage et détournement (cf. michel de certeau)
co-innovation . ex. wifi, réseaux sociaux, etc…

le rejet pur et simple est un usage. Et est le plus intéressant à utiliser.

Edison invente l’ampoule. entre Edison et le réseau électrique, c’est de passer de l’ampoule au système.
Qu’est ce qui fait système, c’est non seulement ma vision mais aussi à tous les acteurs politico économiques.

Bertrand Gilles, l’histoire des technique à la Pléiade
Sur une longue période on a la courbe en S, un cycle d’innovations et d’inventions … mais quand on regarde de plus près, il y a des sous ensemble, il y a des moments de rupture : une invention se développe et elles trouve ses limites. à un moment donné on arrive à des ruptures et il faut à nouveau des inventions et des innovations pour faire repartir.
Beaucoup d’innovations sont des assemblages, alors sur des inventions marquent des ruptures.
Internet, c’est un assemblage d’invention.

4 thèses sur la technique :
la technique est toujours techno imaginaire
la technique est moins un objet qu’un rapport social cristallisé et réifié
il y a une socialisation des techniques
la technique dans nos sociétés prend valeur totémique. ce n’est pas simplement quelque chose parmi d’autres, c’est devenu la valeur principale, la technique c’est l’efficacité, c’est le sens, c’est ce qui fait référence.

II.l’innovation
J. Shumpeter. l’innovation introduit de la destruction créatrice.
il distingue 5 catégories d’innovation :
. la fabrication d’un objet nouveau
. l’introduction d’une nouvelle méthode de production
.  une nouvelle organisation
. ouverture de nouveaux marchés
. la conquête de nouvelle source de matières premières.

idée que on combine différemment et on réalise ces combinaisons nouvelles.

Innovation, avec le numérique, il y a la transformation des objets
on transforme le velo en velib, le téléphone en iphone…
Tous les objets trouvent une extension, une création pure ou  une duplication numérique. ca c’est fondamental.

Les catégories d’innovation :
. l’innovation ordinaire, celle de tous les jours, les astuces et l’accumulation des astuces.
. l’innovation incrémentale. ex. internet à haut débit, le sms, cela augmente …
. l’innovation de rupture ou stratégique crée un nouveau produit ou service. ex. le téléviseur, internet ou le mobile. cela change complètement
. l’invention. est vraiment celle qui invente un nouveau système technique. ex. la machin à vapeur Watt engendre un nouveau système technique.
l’ordinateur est une invention.

Les modèles de l’innovation
. le modèle romantique, expressif. l’entrepreneur ou le génie, le créateur héroïque et solitaire.
. le modèle linéaire, rationnel, représentatif et ternaire
cela ne marche plus de séparer, d’où innovention (L. Sfez) car aujourd’hui c’est la technique qui tire la science. pas de séparation entre sciences et technique.
. le modèle holiste, interactif. en boucle, qui intègre les utilisateurs comme co-acteurs.

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